Testimoni@
Le projet de traduction biblique de Christus
Présentation du projet d’édition en ligne d’une traduction « maison » du Nouveau Testament.
Les testimonia était des recueils de versets tirés de l’Écriture dont disposaient les premiers chrétiens pour leur catéchèse, ils sont aujourd’hui perdus. Parce que nous avons 2000 ans d’histoire chrétienne et que l’Écriture ne peut être lue qu’à la lumière de la tradition au sein de laquelle elle a été élaborée et par laquelle elle est accréditée nous choisissons ce terme qui résume bien la ligne éditoriale de notre traduction, celle-ci se voulant scriptura in ecclesia. L’arobase est un clin d’œil signifiant que cette traduction a été pensée pour le web et se veut totalement libre.
Orientation éditoriale de la traduction
Avant même la traduction vernaculaire le point le plus fondamental porte sur le choix du texte grec utilisé comme base pour la traduction. Dans ce domaine la critique textuelle entre en jeu pour tenter de revenir au plus près des textes grecs originaux. Nous prenons donc comme base le Novum Testamentum graece, XXVIIème édition, édité par Nestlé-Aland en 1993. Ce texte est reconnu par l’Église catholique comme par nombre de communautés protestantes, ainsi que par la communauté scientifique. Il n’a pas été modifié depuis la XVIème édition, la différence avec l’édition la plus récente se situant au niveau de l’apparat critique qui a été complètement revu. Pour quelque rares leçons nous choisirons des variantes ou des gloses très connues (comme pour Jn 5, 3b-4), dans ce dernier cas le texte sera encadré de triples crochets ([[[...]]]).
Nous avons choisis de traduire de manière la plus littérale possible, sans que cela ne puisse aboutir à des contresens engendrés par la différence de grammaire entre le grec et le français. Notre traduction cherche donc à coller au plus près au texte, quitte à « forcer » un peu la langue vernaculaire, à la manière des premières traductions latines. Une partie du travail d’interprétation reviens donc au lecteur. Notre but est de chercher à rendre la sensation du texte d’origine, que ce soit pour sa coloration ou au contraire son aspect monotone, impression pas toujours bien rendue par nos traductions modernes qui ont tendance à aplatir le texte. Le texte sera donc quelque fois un peu « rugueux » à lire. Nous voulons que le texte « sonne » aux oreilles d’un lecteur avertit, notamment en restituant un vocabulaire biblique et théologique souvent mal rendu par les traductions actuelles et pourtant présents dans le texte. Dans la mesure où elles n’introduirons pas de contresens en français les prépositions seront fidèlement reportées. Le grec a aussi tendance à suggérer certains mots ou expressions sans les notifier expressément dans le texte, c’est souvent le cas pour le verbe être ainsi que pour certaines répétitions dans un même passage, dans ce cas nous mettrons les mots suggérés entre parenthèses. Nous mettons de côté le plan et la coupure des textes : certainement le travail de loin le plus difficile.
Les textes sont traduis à l’aide des outils dont nous disposons actuellement : bien que le monde francophone soit limité en la matière nous avons tout de même accès à nombre de commentaires d’exégèse et de dictionnaires bibliques, le tout étant de savoir où chercher. Cela compensera en partie nos médiocres connaissances en grec… Un unique traducteur garantit aussi du même coup l’unité de la traduction. Mais ne vous gênez pas pour nous faire vos suggestions : nous en serons ravis !
C’est dans une perspective libre que nous souhaitons proposer une nouvelle traduction pour le Nouveau Testament, vous pourrez donc recopier le texte et le reproduire librement. Attention toutefois : un chapitre peut-être mis à jour sans préavis ! Pour suivre les mises à jour référez-vous à la date de l’article. Si vous publiez tout ou une partie de notre traduction sur un quelconque média nous vous serions reconnaissant d’en citer l’origine. Si vous ne souhaitez pas le faire nous ne vous en voudrons pas, mais sachez qu’une traduction dont on ne peut pas déterminer la source n’a aucune valeur.
Des critiques, remarques et autres précisions sur la traduction pourrons se faire à partir du lien en bas de cette page ou à partir des forums chrétiens sur lesquels nous avons ouvert un topic. Notre traduction se veut en constante recherche, si vos remarques sont pertinentes le texte sera modifié.
Reconnaissance ecclésiale et scientifique
Puisque nous publions en ligne nous avons le devoir de situer notre traduction : notre initiative restera en deçà des minima nécessaires à une reconnaissance scientifique car nous ne soutiendrons pas une thèse pour la défendre, cela demanderait des compétences pointues que nous n’avons pas. Nous ne sommes pas non plus mandatés par une communauté chrétienne, notre maxime scriptura in ecclesia étant avant tout un état d’esprit de fidélité à l’Église dont la Tradition à élaborée, reçue et promulguée l’Écriture sous l’assistance de l’Esprit Saint. Testimoni@ est, et restera donc, une initiative personnelle.
Prévision pour la durée du projet
La durée de l’entreprise ? Sans limite ! Nous avons bien conscience que nous n’arriverons peut-être jamais à terme, les publications seront d’ailleurs très irrégulières, mais le tout est de commencer. L’intérêt étant d’enrichir la traduction au fur et à mesure de nos découvertes sur les dernières recherches de l’exégèse en la matière.
Principaux outils utilisés pour la traduction
- Nestlé-Aland, Novum Testamentum graece, XXVIIème édition, Deutsche bibelgesellschaft, Allemagne, 1993.
- Maurice CARREZ, Nouveau Testament interlinéaire grec/français, Alliance biblique universelle, Corée, 1993.
- Anatole BAILLY, Le grand Bailly, Dictionnaire Grec-Français, éd. revue par L. Séchant et P. Chantraine, Hachette, Varese, 2008.
- Maurice CARREZ et François MOREL, Dictionnaire grec-français du Nouveau-Testament, 4ème édition, Labor et fides / Société biblique française, Saint-Armand, 1995.
- Ceslas SPICQ, o. p., Lexique théologique du Nouveau Testament, Cerf / Éditions universitaires de Fribourg, 1991.
Bien entendu, nous confrontons notre traduction aux Bibles actuelles, parmis elles nous souhaitons mentionner tout particulièrement, pour la qualité du travail réalisé, l’édition de 1973 du chanoine Emile Osty, et de son principal collaborateur, Joseph Trinquet :
- Émile OSTY, La Bible, Seuil, Lonrai, 2000.
